La fête obligatoire

by Veilleuse

supported by
Nicolas Henriot
Nicolas Henriot thumbnail
Nicolas Henriot Excellent album ! Les arrangements sont de toute beauté et cette voix ! Merci beaucoup pour tout ça.
/
  • Digital Album
    Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    Purchasable with gift card

      €5 EUR  or more

    You own this

     

  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    Comprend le CD 5-titres "La fête obligatoire" dans sa pochette imprimée, avec un livret de paroles.

    Includes unlimited streaming of La fête obligatoire via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 7 days

      €7 EUR or more 

    You own this  

     

1.
Happycratie 04:19
Dans le jardin d’Eden La vie est un grand jeu Pas de place pour la haine Ni les débats houleux Tout ce qu’on y entend Sont les messages d’espoir C’est l’éternel printemps La fête obligatoire Le bonheur devenu emblème Dégouline encore et encore De nos bouches gonflées comme l’oedème D’un paradis technicolor Du flic au fossoyeur, tout le monde le dit On vit dans le meilleur des mondes aujourd’hui Libéré de la peur, non-violent comme Gandhi Triomphe du bonheur au pays de Candy Dans cette jungle les tigres Ont des pattes de velours Jamais ils ne dénigrent Personne dans leur discours Jamais plus ils ne veulent Surveiller et punir On s’en charge tous seuls Et avec le sourire Quand le bonheur retourne sa veste Nous laisse en lambeaux, lessivés Quand pleurer est tout ce qu’il nous reste On se force à positiver Contre le mal de coeur, surtout reste bien assis Demande à ton dealer une dose d’ataraxie N’écoute pas la douleur, redresse-toi et souris Enfile tes écouteurs, Radio Happycratie Dans ce pays sauvage Chacun fait ce qu’il veut Tant qu’il passe au péage, C’est la règle du jeu Chacun poursuit la quête Du plaisir solitaire Et docilement répète Le mantra des experts Le bonheur est une niche fiscale Ouverte aux riches, aux bien-portants Pour pouvoir décrocher ce Graal Faut faire partie des dominants Achète le bonheur, peu importe son prix Sois fier d’être un winner, relève les défis Ne laisse pas ton aigreur troubler leur euphorie Sinon à coups de taser, ils t’indiqueront la sortie Du flic au fossoyeur, tout le monde le dit On vit dans le meilleur des mondes aujourd’hui Libéré de la peur, non-violent comme Gandhi Triomphe du bonheur au pays de Candy.
2.
L'envieuse 03:54
Ce n’est pas moi qui suis jalouse Mais c’est mon coeur adolescent Liqueur amère au goût de blues J’ai bu ce poison en naissant Sois sage, ô mon aigreur, et laisse-moi dormir Une fois de plus, tu me tortures Dès que tu me dévoiles le fond de mes désirs Mon âme révèle sa vraie nature La vérité fait mal, et sonne comme un blasphème Je suis envieuse… de ceux que j’aime Tout ce que les autres ont, je sens qu’ils me l’ont pris La peur de manquer me consume Toute l’eau des océans n’éteindra pas mon incendie Ils surfent la vague, et moi j’écume La vérité fait mal et sonne comme un blasphème Je suis envieuse… de ceux que j’aime Ce n’est pas moi qui suis jalouse Mais c’est mon coeur adolescent Liqueur amère au goût de blues J’ai bu ce poison en naissant Et si j’avais cueilli ce fruit empoisonné Sur l’arbre généalogique Suis-je une anomalie ou bien ai-je hérité D’une maladie génétique? La vérité fait mal et sonne comme un blasphème Je suis envieuse...comme ceux que j’aime Contre l’envie je livre obstinément bataille Dans une lutte inégale et dure L’homme est un loup pour l’homme, mais un loup qui travaille A changer sa propre nature Ce n’est pas moi qui suis jalouse Mais c’est mon coeur adolescent Liqueur amère au goût de blues J’ai bu ce poison en naissant
3.
Mademoiselle 03:39
Ce soir dans le miroir je vois ma première ride Un pli imperceptible, une ligne volatile Rien qu’une virgule joueuse qui vit sa vie timide Entre le coin de mon oeil et l’ombre de mes cils Il n’y a pas de quoi avoir peur C’est juste une fêlure dans le décor Un simple signe avant-coureur Le premier clin d’oeil de la mort Mademoiselle, actuellement j’ai le label Mademoiselle, temporairement éternelle Mademoiselle Mademoiselle, provisoirement immortelle J’ai beau me persuader que c’est pas demain la veille Que je me flétrirai, me fanerai comme une rose La vue de cette ridule quelque part m’indispose Comme ce poète barbant, qui me voit déjà vieille Il n’y a pas grand-chose à faire Pas de traitement connu encore Contre le retour à la terre La décrépitude du corps Mademoiselle, actuellement j’ai le label Mademoiselle, temporairement éternelle Mademoiselle Mademoiselle, provisoirement immortelle Ce soir dans le miroir je me reconnais à peine Qu’est devenue mademoiselle La petite princesse a fait place à la reine Qui ne veut plus souffrir pour être belle Il n’y a rien de plus jouissif Que de m’entendre appeler Madame Ce mot libère mon corps captif Des chaînes qu’on met aux jeunes femmes Appelle-moi, appelle-moi madame Appelle-moi, appelle-moi madame Appelle-moi madame Appelle-moi madame
4.
La peau de l’ourse est une forêt Pelage sombre, reflets dorés Tantôt taïga, tantôt bocage Tantôt jardin, tantôt sauvage La peau de l’ourse est une injure Presque une erreur de la nature Pour les chasseurs qui la veulent nue Exposée aux regards qui tuent Elle les répugne, elle leur fait peur Sa toison brune et son odeur La peau de l’ourse n’est plus à elle Au nom de la beauté éternelle Elle est rasée depuis longtemps Colonisée par les marchands Elle les répugne, elle leur fait peur Sa toison brune et son odeur Vous qui vendez la peau de l’ourse En suivant les cours de la Bourse Vous qui tondez méthodiquement Son épiderme pour vos clients Vous qui exposez sa carcasse Sur vos affiches, vos tableaux de chasse Sans un seul poil, sans une seule ride Lisse et fatale, mince et livide Elle vous répugne, elle vous fait peur Sa toison brune et son odeur Ne rasez plus la peau de l’ourse Laissez-la vivre, suivre sa course Regardez-la, le poil au vent Sauvage et libre, obstinément Et si jamais elle vous dégoûte Cessez de lui barrer la route Personne ne vous demande rien Ecartez-vous de son chemin
5.
Il faisait noir dans le village Mais les étoiles nous éclairaient Après la nuit vient le matin En m’éveillant je me souviens Le feu dessinait nos visages Côte à côte on s’est allongés Après la nuit vient le matin Et le dernier tison s’éteint Après la nuit naît l’ennui Sonnent les matines, que vienne la routine Dans la lueur de minuit Nos deux corps s’animent, mais à quoi ça rime? On s’est blottis sous les comètes Protégés par la Voie Lactée Après la nuit vient le matin Tu me parais si quotidien Le ciel avait des airs de fête Pour les lucioles, on a dansé Après la nuit vient le matin Déjà on se lâche les mains Après la nuit naît l’ennui Sonnent les matines, que vienne la routine Dans la lueur de minuit Nos deux corps s’animent, mais à quoi ça rime? Rien ne rime à rien, mais avant que le jour se lève Serre une dernière fois ton corps contre le mien J’ai peur du matin, j’ai peur de l’aube qui déchire les rêves A la saison des amours sans lendemain Il faisait noir dans le village Mais les étoiles nous éclairaient Après la nuit vient le matin En m’éveillant… je me souviens.

about

Cet album est dédié aux fragiles, aux rebelles, aux râleurs et aux grincheuses, aux rabat-joie et aux mal-baisées, aux inadaptées et aux anormaux, bref à toutes celles et ceux qui cassent l’ambiance en soirée. Je suis fière de faire partie de la grande cohorte des “beautiful losers”.

credits

released September 30, 2021

Texte, composition et arrangement: Olena Powichrowski

Prise de son: Jean-Barthélémy Velay, assisté par Marie Averty
Prises additionnelles : Lino Cardoso et Soheil Tabrizi-Zadeh
Mixage: Mathilde Tirard
Mastering : Raphaël Jonin

Photo de couverture: Théophile Menthonnex
Création graphique: Colin Pena


Paul Cépède : basse électrique, arrangement basse
Julien Dubois Du Bellay : sax baryton
Olena Powichrowski : voix, piano, flûte traversière, sax alto
Julie Razet : batterie, percussions, violoncelle, arrangement batterie
Soheil Tabrizi-Zadeh : trompette, tres cubain, arrangement tres

license

tags

about

Veilleuse Paris, France

A première vue, son nom évoque le calme nocturne, mais ses chansons sont loin d’être de tranquilles berceuses.
Veilleuse écrit, compose, et orchestre ses chansons comme des tableaux musicaux en clair-obscur.

[ENGLISH] At first glance, her name evokes the night calm, but her songs are far from being peaceful lullabies. Veilleuse writes composes and orchestrates songs like chiaroscuro paintings.
... more

contact / help

Contact Veilleuse

Streaming and
Download help

Shipping and returns

Redeem code

Report this album or account